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secte des hmadcha Hmadcha: Mythe et Souffisme

Appartenant au soufisme, la confrérie des Hmadcha a été fondée au XVII ème siècle par Sidi Ali Ben Hamdouch.
Sidi Ali Ben Hamdouche est un descendant direct de Sidi El Hadi Benaïssa, connu sous le nom de Cheikh El Kamel, enterré à Meknès.

Sidi Ali a légué, depuis plus de 500 ans des « awrades » (psalmodies) à ses adeptes qu’ils lisent tous les matins et deux fois par jour, les vendredis. La « tariqua » hamdouchia (rituel de la confrérie des Hmadcha), dont on trouve des adeptes en Tunisie et en Egypte, a été créée par ses disciples. L’un d’eux et certainement le plus connu de tous est Sidi Ahmed Dghoughi, dont le sanctuaire se dresse quelques kilomètres plus loin de la tombe de Sidi Ali.

Les Hmadcha de Safi et El Jadida sont parmi les plus actifs. Les adeptes de cette confrérie pratiquent l'ascèse individuelle et animent un rituel collectif, comportant plusieurs phases pendant lequel se succèdent des invocations d\'Allah, du prophète Sidna Mohammed, des poèmes chantés et des litanies. La dernière phase du rituel aboutit à des danses et des transes extatiques.
Les Hmadcha utilisent un grand et un petit tambourin à gobelet fuselé (Harraz, Taârija), un tambour à double membrane (Tbal) auxquels s'ajoutent un hautbois (Ghaïta) et une flûte (Layra).

Histoire de Aicha El Hamdouchia:
Le personnage de Aïcha Soudania que l’on appelle aussi Aïcha Moulat Lwad ou Aïcha El Hamdouchia en référence aux Hmadcha, a volé la vedette à son maître, le fondateur de la confrérie des Hamdacha en terme d’attrait. La croyance populaire lui attribue des pouvoirs magiques. Aïcha Moulat Lwad était, selon certains membres de la confrérie, une servante de Sidi Ali. Elle a été ramenée d’Orient par son disciple Sidi Ahmed Dghoughi, en vue d’un mariage avec son maître, Sidi Ali, pour obliger ce dernier à mettre un terme à son célibat. Mariage qui n’a jamais eu lieu, Sidi Ali étant décédé.

Selon la légende, Aïcha Moulat Lwad a le pouvoir d’aider les jeunes filles qui se prosternent sur sa tombe à trouver leur deuxième moitié. La prosternation pourrait être plus efficace, recommandent les gardiens des lieux dans un intérêt bien compris, si elle est accompagnée d’offrandes : un bouc, une poule (toujours noirs), des bougies... Le tout est posé dans une grotte prévue à cet effet, à l’ombre d’un figuier. Lequel s’est transformé en un arbre magique où les femmes accrochent un bout de tissu où un sous-vêtement pour que leur vœu d’amour soit exaucé ou pour qu’elles soient débarrassées des mauvais sorts.
Les milliers de sous-vêtement féminins jetés sur le figuier de Aïcha Soudania, sont récupérés et revendus dans les souks d’à côté. Pourtant, des gens de bon conseil prétendent que celui qui utilise ces sous-vêtements risque d’être frappé par la « tabâa » (la guigne).

mots annexes: hmadcha souffisme aissawa issawa issaoua 7madcha folklore marocmusic musique des peuples.
hmadcha confrérie au rites musicaux souffi,légendes, mythes et souffisme.

Le: 12/12/08 par: mixana
Derdba ou Le rite de possession Nass El Ghiwane: Protest Song.